dimanche 27 octobre 2013

La Muette

staedler, feutre, posca sur papier, 9.5x17 cm

Illustration d'un poème de Roland Topor : La Muette. En lisant ce texte, j'ai ressenti le silence de la Muette comme une prison. Tout ce qu'elle aurait envie de dire reste coincé et condensé en un lourd silence, au milieu de toutes les ondes sonores qui l'entourent.



La Muette

C'est la chanson de la Muette
la chanson qui ne fait pas de bruit
on peut la chanter à tue-tête
pour l'entendre il faut une bonne ouïe

la musique est pleine de silence
et les mots restent dans la gorge
c'est une plaintive romance
aussi douce qu'un sucre d'orge

même la fourmi prête l'oreille
à la chanson de la Muette
car elle raconte des merveilles
et ne joue jamais les trouble-fêtes

on peut la chanter entre amis
entre la poire et le dessert
et même au milieu de la nuit
sans que les voisins fassent des misères

on ne la trouve pas au box office
on ne l'entend pas dans les radio
mais c'est vraiment une injustice
car on la chante même à Rio

ce sera notre hymne national
quand tout le monde sera baillonné
et que dans le silence général
elle fera un bruit de pétard mouillé

c'est la chanson de la Muette
la chanson qui ne fait pas de bruit
on peut la chanter à tue-tête
pour l'entendre il faut une bonne ouïe

Roland Topor

samedi 26 octobre 2013

Gravure

Prise en main (30.09.13/04.10.13), gravure en creux, taille douce sur pvc.


Premier temps : expérimentations autour d’un sujet typographique, inscrire dix mots sur la plaque (10×13.5 cm)
épreuves 2, 3, 5, 7
épreuve 8


Deuxième temps : insérer ses dix mots sur une plaque déjà travaillée

épreuves 3, 4, 5, 7

épreuves 8, 9



Le rêve de l'escalier

04.2013
Le rêve de l'escalier
gouache sur papier calque, 6×6 cm plié

Cette nouvelle de Dino Buzzati, à l'atmosphère sombre et angoissante, raconte la progression pénible d'un homme à travers son rêve. Le pliage particulier du livre représente l'avancée dans l'escalier, mais permet surtout la superposition progressive des pages transparentes, afin de retranscrire ce flou onirique dans lequel se trouve le personnage. Les contours volontairement non marqués du dessin appuient également cet aspect nébuleux du rêve.

Dessin/Peinture



07.2013
Autoportrait
acrylique et encres sur papier, 50×65 cm



04.2013
Tin'mar
encres sur papier, 65x50 cm


03.2013
Autoportrait
encres, crayons, pastel sec sur papier, 50x32.5 cm


Graphisme


10.2012/01.2013
Travail sur la trame; Projet développé -ici-, puis -là-.

Le Dépeupleur

05.13
« Nul ne regarde en soi où il ne peut y avoir personne »
moulage plâtre, estampe papier de soie


Travail sur le livre de Samuel Beckett : Le Dépeupleur.
Représentation du visage d'un corps, à la peau parchemineuse. Tête baissée, c'est un vaincu. Ses yeux révélant son intérieur vide, qu'une quête, vaine et passée, de son dépeupleur n'a pu combler.



Typographie

05.2013
averses éparses

Travail de composition de caractères typographiques.

Illustration

05.2013
Si Mondrian...avait rencontré Soto
papiers découpés, 22.5x130 cm

05.2013
L'homme de Vitruve
papiers découpés, 58x30 cm

03.2013
Histoire tramée


11.2012
Sang dessus deux sous

10.2012
Langue bien pendue